LE MANAGEMENT, TOUT UN ART

En fait…qu’est-ce que c’est ?

Manager, management, manager…des termes désormais galvaudés et utilisés pour dire tout et rien à la fois. Mais cet usage – à l’emporte-pièce – des mots de cette famille est bien le signe que tout tourne aujourd’hui, autour d’une notion qui se rapproche de son équivalent littéral français « gestion », mais qui va bien au-delà ; tellement plus loin que les anglicismes management & cie se sont naturellement imposés pour conserver la justesse et la portée sémantique. Si le management désigne l’ensemble de l’équipe dirigeante ou la discipline en elle-même, le manager, lui, est à la tête d’une équipe. Chaque département, service ou pôle a à sa tête un manager. Ses missions sont multiples et non-dénombrables –car cela varie d’un cas à l’autre-, même si certains rôles-clé sont inamovibles, du Massachusetts à Zanzibar. Logiquement, le manager se sert du management qui n’est rien d’autre que l’ensemble des processus par lesquels il va interagir avec chacun des membres de son équipe afin de créer la cohésion et d’atteindre les objectifs recherchés.

Le profil du manager

Un profil type ? Evidemment, cela n’existe pas. Chacun d’entre nous en fonction de divers facteurs, fera un manager différent. Et cette singularité n’est pas toujours une force. Car tout le monde ne peut pas être un bon manager. Oui, il y a des qualités, des outils, des compétences que l’on peut apprendre à développer, mais le caractère, le parcours, l’expérience personnelle ou familiale, le degré d’ouverture d’esprit, et bien d’autres aspects conditionnent l’aptitude à être un bon manager.

D’ailleurs, qu’est-ce qu’un bon manger ? La sémantique diffère d’un pays à un autre. Au Japon on attendra de la discrétion, de la rigueur ou une rigidité hiérarchique tandis qu’aux Etats-Unis on souhaitera de la décontraction mesurée, une relative ouverture sur des trajectoires de carrières-fusées, une cohabitation fluide et souple…

En somme le bon manager c’est justement celui-là qui arrive à s’adapter en fonction du contexte et des attentes collectives, sans jamais sacrifier sa mission : mener le groupe à bon port !

Le rôle du manager

Sa mission première est de permettre au groupe d’atteindre ses objectifs, d’être performant et de produire un rendement satisfaisant. Pour cela, il doit avant tout organiser l’activité, en définir les contours, le cadre, les délais ; en un mot penser les facteurs divers et variés à prendre en compte. La qualité doit également être au cœur de ses préoccupations : qualité en terme sécuritaire, qualité de l’hygiène, de l’environnement, des conditions de travail etc. En effet, le manager c’est en quelque sorte un gestionnaire d’hommes avant tout. Il doit connaître ses collaborateurs, savoir comment les gérer, comment consolider le groupe, gérer les conflits de leadership et faire émerger le meilleur d’eux. Tout un programme….La cohésion et l’unicité de la vision au sein de l’équipe, la responsabilité auprès de l’échelon supérieur de la hiérarchie sont également des missions qui lui incombent. Déléguer, motiver, traiter les erreurs, représenter le personnel, définir les procédures et les stratégies, s’assurer de la rentabilité…la liste pourrait s’allonger indéfiniment. Chaque jour apporte son lot de défis et de nouveaux paramètres à intégrer d’où la nécessité d’avoir une capacité d’adaptation aigue pour occuper une telle fonction.

Qualités et aptitudes

Vous pensez être un bon manager ? C’est possible, mais lisez d’abord cette liste –minimaliste- des qualités intrinsèques à un tel « titre » et si vous ne vous retrouvez pas, vous saurez qu’il y a une attitude ou des comportements à changer au plus tôt.

Le manager doit :

  • savoir dégager les priorités,

  • se concentrer sur les questions essentielles, et ne laisse pas se déborder par les détails, s’obliger à innover, se remettre en cause.

  • Dépasser ses acquis, savoir prendre des risques,

  • Connaître et ne pas surestimer ses capacités (intellectuelles et physiques) mais savoir se dépasser, reconnaître ses faiblesses, savoir déléguer voire externaliser, donner son crédit à d’autres personnes pour ne pas se laisser submerger, développer la communication avec ses collaborateurs, savoir gérer et éviter les conflits, être à l’écoute, instaurer une limite entre le professionnel et le personnel, ne pas se laisser dicter par ses sentiments,

  • rester objectif, penser aux intérêts de l’entreprise, se fixer des objectifs clairs et précis pour ne pas perdre de vue la finalité de son travail, varier les profils des membres de son équipe afin de favoriser la diversité des savoirs et des opinions.

On pourrait résumer tout ceci et tout ce qui n’a pas été mentionné en se concentrant sur ce que nous appellerons les qualités-mère, qui engendrent le déclic de nombreuses autres compétences. Il s’agit du sens de la décision et du sens de l’écoute, de l’anticipation, de la vision, de l’organisation, de la délégation, de l’esprit d’équipe, de la résilience et la combativité, de la confiance en soi, du charisme, ainsi que de la rapidité dans la prise de décision et l’exécution.

Exit le manager d’un autre temps…place au manager du 21ème siècle

Les mutations extrêmement rapides qu’a connues le monde ces dernières décennies ont imposé une remise en question de tous les « vieux » principes à la peau dure. Le manager moderne doit exercer son pouvoir autrement et dessiner autour de lui une sphère plus juste, plus équitable, plus motivante, plus impactante….L’accession à des postes de responsabilités se fait aujourd’hui davantage par leadership naturel dans de nombreux grands groupes, qui ont compris que l’ancienneté n’était pas le seul facteur pouvant motiver une promotion. Aussi, le levier de la peur disparaît progressivement au profit de celui de la confiance, lequel, utilisé judicieusement, produit chez les collaborateurs-cibles des résultats impressionnants.

Le manager de demain devra opter pour une déstructuration des grands ensembles pour les recomposer en petites cellules plus malléables et plus flexibles. C’est bien connu : une classe de 20 élèves est potentiellement davantage productive qu’un amphithéâtre de 500 étudiants. Par ailleurs, associer les employés, quelque soit leur rang, au processus décisionnel, à la mise en place des objectifs et aux choix stratégiques peut s’avérer extrêmement porteur. Cela valorise chaque pièce du puzzle et offre un choix d’options plus large.

A bon manager, salut…..

ALISSOUTIN BAUNESTE

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