La macroéconomie est la branche de l’économie qui observe la performance de l’économie dans son ensemble. Elle se penche sur les phénomènes généraux et les défis qui se posent à la société en raison des quantités limitées de ressources naturelles, de main-d’œuvre, de compétence et de technologie.
Contrairement à la microéconomie qui s’intéresse à l’influence des variations des prix et des revenus sur les particuliers, la macroéconomie porte sur des questions aussi importantes que le chômage, l’inflation, les récessions, les dépenses publiques et l’imposition, la pauvreté et les inégalités, les déficits budgétaires et la dette nationale.
La macroéconomie constitue l’outil essentiel d’analyse des politiques économiques des États ou des organisations internationales, et s’efforce à trouver des réponses à des questions telles que:
– Pourquoi la production nationale a-t-elle diminué à la dernière période (mois, trimestre, année, etc.)?
– Pourquoi le nombre d’emploi a-t-il diminué au cours de la dernière année?
– Une baisse des taux d’intérêt stimulera-t-elle la croissance économique?
– Comment un pays peut-il améliorer son niveau de vie?
Considéré comme le père fondateur de la macroéconomie, John Maynard Keynes, à travers sa théorie keynésienne, préconise l’intervention de l’État par le biais d’une politique budgétaire sur l’économie afin de veiller à maintenir la demande à un niveau suffisant pour créer une situation de plein-emploi et la faire perdurer sans pour autant générer de l’inflation.
Les politiques keynésiennes ont commencé à être appliquées dans la plupart des pays occidentaux à partir des années 1940, et jusqu’à la fin des années 1970. Les gouvernements estimaient alors le niveau probable de la demande pour les deux années à venir. Si ce niveau était trop faible, l’État augmentait ses dépenses, diminuait les impôts ou les taux d’intérêt. S’il semblait trop élevé, l’État faisait exactement l’inverse tout en considérant les effets de telles stratégies sur le budget comme étant secondaires.
Dès le début des années 1970, ces théories furent vivement remises en cause par la montée en puissance d’une nouvelle doctrine, le monétarisme.
Selon les partisans de cette doctrine, l’accélération de la hausse de l’inflation est la conséquence de la mise en œuvre des politiques keynésiennes qui visent à faire baisser le chômage au-dessous d’un seuil « naturel » d’équilibre de l’économie et de stabilisation de l’inflation.
Les monétaristes considèrent que la monnaie est relativement déconnectée des fondamentaux de l’économie réelle, et que par conséquent, pour agir sur des phénomènes monétaires tels que l’inflation ou la déflation par exemple, il faut agir sur la monnaie, par le pilotage des taux d’intérêt ou la régulation des émissions monétaires; et non pas sur l’économie réelle via la demande effective comme le préconise le keynésianisme.
Inversement, ils estiment qu’il est inutile de chercher à résoudre des problèmes de chômage ou d’investissement par une politique monétaire. Les monétaristes sont, de ce fait, à l’origine de l’indépendance des banques centrales.
Autre / Divers : Il existe plusieurs autres écoles de pensées ou courants macroéconomiques tels que le courant néo-classique, le courant néo-keynésien, le courant du marxisme économique, l’école de la régulation, l’école du circuit, etc.
Auteur : Abdel-Fadel Abou-Kabassi, Consultant Junior, KAK CONSULTING
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Sources: Wikipédia,Vernimmen, Encarta, Abdel-Fadel Abou-Kabassi
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