En Afrique et en particulier au Bénin nous avons des micros entreprises qui permettent aux gens dans la précarité de sortie de leur situation de misère. Oui c’est une réalité le taux de chômage est très élevé mais nous avons des personnes à revenu modeste qui se battent avec des initiatives comme la vente à la sauvette dans les feux, la vente des habits de friperie, l’agent d’entretien, le photographe, l’horloger, la vendeuse de pain ou de bouillie etc… Le magazine LE NOUVEAU MANAGER dans sa rubrique Auto Emploi a décidé de révéler au grand jour la bravoure, la détermination de ces personnes qui ont dit NON au banditisme au gain facile.
Le numéro 6 de notre magazine s’est intéressé à un monsieur formidable et très sympathique. C’est un horloger. Ce métier qui est celui de ceux qui réparent les montres. A notre époque où les montres ne coûtent plus rien à peine avec 2000frs cfa tu as une montre. Quel avenir pour une telle profession ?
Découvrez le quotidien et la détermination de Mr BADAROU Osséni
LNM : Présentez-vous ?
Mr BADAROU Ossenni : Je me nomme Mr BADAROU Ossenni. Je suis horloger de profession et technicien de tous travaux relatif à la réparation programmation des montres. Je suis aussi vendeur de pièces rares, de composant de montre.
LNM : Parlez nous de votre métier , Où avez-vous appris ce métier.
Mr BADAROU Ossenni : Je suis né dans une famille très modeste et je n’ai pas pu aller loin à l’école faute de moyen financier de mon père. Je me suis arrêté au CM2. Mon père s’appellait BADAROU Odjo Yaya était horloger au niveau de quartier Maro-M ilitaire. J’ai appris ce métier avec lui. Je répare les montres de toutes les marques, les montres mécaniques, les montres électroniques, les horloges, les réveils Je suis vendeur de montre, vendeur de gros de pièce et composant de montre que j’importe du Nigéria. Tous les réparateurs de montre viennent s’approvisionner chez moi. Ce métier c’est un métier de précision de rigueur. Vous voyez quand on ouvre l’intérieur d’une montre les pièces sont extrêmement petites et il faut une grande technicité pour déceler la panne et la réparer.
LNM : Depuis combien d’année vous exercez ce métier.
Mr BADAROU Ossenni : Je suis dans ce métier depuis 1990. Je ne fais rien d’autres ; Je mange,je m’occupe de ma femme et de ma petite famille grâce à ce métier. Depuis tout petit mon père m’a tout appris par rapport à ce métier. J’ai hérité de son savoir-faire de ses clients de ses relations et de sa boutique qui est juste à côté du Ciné le Bénin en centre-ville à Cotonou.
LNM : Pourquoi vous avez choisi ce métier?
Mr BADAROU Ossenni : Le choix de ce métier s’est impose à moi. Je pouvais être tailleur ou commerçant mais j’ai suivi mon père depuis tout petit. Au moins moi j’ai appris tout ce qu’il sait faire ; Ce métier est très bon et il faut être fort très fort pour maitriser ces techniques. C’est dure comme si tu apprends papier quand tu vas à l’école. Il y a des montres mécaniques, des montres électroniques donc il faut connaître le principe de fonctionnement.
LNM : Ce métier est-il rentable ? Qui sont vos clients ?
Mr BADAROU Ossenni : Je remercie DIEU, je ne peux pas dire que ce n’est pas rentable. C’est avec ce métier que je m’occupe de ma petite famille, j’ai une femme et quatre enfants. Je répare les montres et je vends les montres et les pièces des montres comme les pilles, les bracelets, les moteurs, les vitres de montre. Donc quand quelqu’un la pile de sa montre est faible, je gagne de l’argent, quand le bras de la montre est cassé je gagne de l’argent. Donc je ne me plains pas. Je me contente du peu que DIEU me donne. Des jours tu gagnes 2000, 3000 frs des fois 10.000 ou 20.000frs cfa. Tout dépend du nombre de client qui vient. Je suis content de mon métier.
LNM : Avez-vous une aide de l’Etat ou des banques pour votre activité ?
Mr BADAROU Ossenni : Je n’ai aucun aide de personne pour financer mon activité. L’Etat doit aider ceux qui font les petits métiers comme nous et les soutenir.
LNM : Qu’avez-vous à dire aux jeunes qui ne font rien et qui disent qu’il n’y a pas de boulot
Mr BADAROU Ossenni : Moi je dis si tu ne travailles pas tu vas voler et on va te bruler. Dans cette vie rien n’est facile mais il faut avoir la volonté. Tu peux vendre de l’eau ou faire le ménage tu vas trouver un peu de quoi manger par jour. Donc celui qui dit qu’il n’y pas de boulot c’est un futur voleur. La vie est dure mais il faut se battre et cherchez à faire quelque chose tu peux vendre du pain, il y a toujours un petit boulot qui vas faire que tu vas trouvez pour toi et manger. Si tu fais des efforts la nature et DIEU t’aide. Par exemple il n’y a plus d’apprenti pour ce métier. Les jeunes ne veulent plus souffrir pour gagner leur vie. Ils veulent l’argent facile tout de suite et maintenant. La vie ce n’est pas ça. On grandit étape par étape.
LNM : Un mot de fin
Mr BADAROU Ossenni : Je suis un bon horloger je suis au Tel : (00229-97-72-81-11). Pour tous vos problème de réparation de montre appelez-moi ou passer me voir je ne suis pas loin de Ciné le Bénin. Merci au magazine Le Nouveau Manager qui parle des petites personnes comme nous. Bonne chance et beaucoup de succès à vous DIEU vous bénisse.
